HISTORIQUE INTERREG
 

PROGRAMME INTERREG I et II 

1. INTERREG : Définition et origine

2. INTERREG I : Engagement d'un processus de cooperation transfrontaliere. (1991 – 1993). 

3. INTERREG II : Reconduite de l'initiative pour la période 1994-1999. 

a/ Le projet INTERREG MATERIAUX : de 1998 à 2000

b/ Le CETT ceram


Conclusion


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. INTERREG : définition et origine

Le terme « INTERREG » exprime l’idée d’INTER-REGIONALITE. L’initiative communautaire INTERREG part du constat que les régions frontalières occupent 15% du territoire de l’Union Européenne et représentent 10% de sa population. Ces régions sont extrêmement hétérogènes en terme de densité de population ou de développement économique. Cependant, les revenus par tête d’habitant y sont souvent inférieurs et les taux de chômage supérieurs aux autres régions de leurs pays. En rapport avec cette situation, la Commission Européenne a décidé en 1990 de lancer une initiative spéciale pour promouvoir le développement économique des régions frontalières : INTERREG.

Les projets de collaboration établis dans ce cadre sont transfrontaliers c’est à dire qu’ils regroupent toujours au moins 2 partenaires de 2 pays frontaliers différents.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. INTERREG I : engagement d'un processus de cooperation transfrontaliere.
(1991 – 1993).


Pour les arrondissements de Charleroi, Thuin, Namur, Dinant, Philippeville, Neufchâteau et Virton côté belge, et le département des Ardennes côté france, 40 projets différents sont entrés en phase de réalisation concrète dans des domaines aussi divers que le développement économique et agricole, le désenclavement routier, la formation professionnelle, le tourisme, l'environnement et la promotion de l'image de marque de la zone.

Sur le plan financier, l'enveloppe consacrée au programme Interreg Ardennes représentait environ 15 millions d'Euros.

L'élément positif est le fait que ce programme a initié un processus de relations et de coopérations transfrontalières inexistantes jusqu'ici : Interreg Ardennes a réuni deux versants qui n'avaient pas pour habitude de travailler ensemble.

Quelques exemples de projets financés par Interreg I :
- aménagement des Haltes fluviales du Musée de l'Ardoise à Fumay
- coopération touristique en Sedan et Bouillon
- Formations franco-belges relatives aux métiers industriels et traditionnels et aux nouvelles filières
- implantation d'un Centre Européen des Métiers d' Art à Givet
- édition et distribution d'une carte touristique transfrontalière des Ardennes françaises et belges…

L'enveloppe disponible pour l'ensemble de la période couverte pour INTERREG II sur la zone Wallonie/Champagne-Ardenne représentait une enveloppe globale d'environ 27 millions d'Euros.

Les zones géographiques couvertes par le programme Interreg II Wallonie/Champagne-Ardenne étaient le département des Ardennes pour le versant français et les arrondissements de Thuin, Philippeville, Dinant, Neufchâteau, Virton et les zones adjacentes de Charleroi et Namur pour le versant belge.




 

 

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. INTERREG II : reconduite de l'initiative pour la période 1994-1999. 

Les objectifs poursuivis par INTERREG II visaient à :

- Aider les zones frontalières à surmonter les problèmes spécifiques en matière de développement découlant de leur isolement relatif dans les économies nationales ;

- Encourager la création et le développement de réseaux d'information et de coopération de part et d'autre des frontières

- Favoriser l'adaptation des zones frontalières extérieures à leur nouveau rôle de zones frontalières d'un seul marché intégré

- Ces objectifs se déclinent en plusieurs types de mesures éligibles dans les domaines tels que les études, l'aide aux entreprises, le développement touristique et culturel, la promotion de l'image de marque, la gestion concertée de l'environnement, le développement rural, les infrastructures, la formation, l'emploi, la santé, l'aménagement du territoire, les télécommunications et les transports.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


a. Le projet INTERREG II - Matériaux : de 1998 à 2000
Programme Wallonie / Champagne-Ardenne

En étant unique porteur de projet français du Projet INTERREG 2 - Matériaux, le CRITT MDTS a offert l’opportunité aux entreprises de la zone INTERREG II de se forger un avantage compétitif durable en les accompagnant dans leur démarche d’innovation. L’objectif de ce projet a consisté, au sein des entreprises transformant ou utilisant les matériaux, à assurer, développer et intégrer l’innovation technologique en vue d’accroître la qualité de leurs produits, leurs procédés et leur compétitivité. Grâce à la mise en commun des compétences du CRITT MDTS et de 3 partenaires belges (le CERTECH, l'interface UCL ReDe Hainaut et la CCI de Namur),

INTERREG 2 – Matériaux a permis d’offrir une assistance technique plus étendue aux entreprises, notamment par le biais de la prestation d'amorçage, dispositif permettant la mise à disposition gratuitement des moyens humains et techniques des centres de recherche wallons et français pendant 3 à 4 jours (enveloppe financière de 2 500 Euros environ). 
INTERREG 2 – Matériaux s’est adressé aux PME / PMI à caractère industriel et commercial de moins de 250 salariés de la zone éligible INTERREG II. Ont été concernés, côté français, le département des Ardennes et côté belge, les arrondissements de Charleroi, Thuin, Namur, Philippeville, Dinant, Neufchâteau et Virton.Les partenaires financiers étaient :

- Union Européenne (FEDER)
- Région Wallonne (D.G.T.R.E.)
- Conseil Général des Ardennes
- Ministère de la Recherche (D.R.R.T.)  

Les prestations d’amorçage réalisées dans le cadre d’INTERREG 2 - Matériaux étaient de nature très diverses :  
- Aide au conseil
- Amélioration du produit

Amélioration du Process :
- Démarche Qualité
- Analyses environnementales
- Formations …

Bilan d'INTERREG 2 – MATERIAUX :
-1159 entreprises contactées
- 668 visites d'entreprises
- 165 prestations d’amorçage (101 réalisées par le CRITT MDTS et 64 par le CERTECH).

Près de 75% des entreprises qui ont bénéficié d’une prestation d’amorçage emploient moins de 50 salariés ; ceci démontre que le projet a touché la cible visée initialement et qu’il permet à des entreprises qui n’ont pas l’habitude de faire de la recherche, de résoudre leurs problèmes techniques.  

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

b. CETT Ceram
(Centre Technique Transfrontalier en Céramiques)

Programme Hainaut/Nord-Pas de Calais/Picardie Le CETT Ceram est né d'une collaboration scientifique informelle entre l'INISMa (à Mons en Belgique) et le CRITT Céramiques fines – UVHC (à Maubeuge en France) et reposait sur trois facteurs clés :

- La proximité géographique (25 km entre les deux partenaires) qui facilitait l'accès aux ressources logistiques d'un partenaire par l'autre

- La complémentarité de compétences dans le domaine des matériaux céramiques et de ressources logistiques (parc d'équipements scientifiques) qui permettait d'offrir indifféremment aux entreprises wallonnes et françaises, un panel de services technologiques plus large. Conception similaire du service technologique aux entreprises qui permettait d'inscrire nombre d'entreprises dans une dynamique d'innovation par l'utilisation plus systématique de services technologiques

- Les efforts du CETT Ceram se sont principalement concentrés sur l'assistance technologique. Les objectifs quantifiés atteints ont dépassé les prévisions tant en terme d'interventions (plus de 1120 contre les quelques 920 initialement prévues) qu'en terme de nombre d'entreprises (plus de 230 entreprises dont 170 environ faisaient appel aux compétences du Centre pour la première fois contre les 165 prévues au total). Centrée sur la collecte d'informations permettant de documenter les réponses des conseillers technologiques, une cellule de veille technologique a été mise en place également.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion.

Les 2 projets semblaient complémentaires et les résultats illustraient un besoin de service et d'appuis technologique qui permettait aux entreprises de cerner leur vrai challenge technologique puis d'identifier et de mettre en ouevre les meilleures solutions