Le Simulateur SHERPA
Le simulateur de conduite du LAMIH est une copie du simulateur développé par le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën pour ses propres besoins (SHERPA est l'acronyme de "Simulateur Hybride d'Etude et de Recherche de PSA pour l'Automobile"). Il est utilisé principalement pour des projets de recherche concernant les comportements de conduite et leur impact sur la sécurité routière. Depuis son installation initiale en septembre 1997, il a subi de nombreuses évolutions visant à améliorer le réalisme de la simulation et également à répondre aux exigences des projets futurs. Les paragraphes qui suivent décrivent ces évolutions ainsi que l'architecture actuelle. |
Architecture matérielle du simulateur et fonctionnement
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SHERPA se présente sous la forme d'un véhicule Peugeot 206 fixé sur une plate-forme mobile six axes, le tout positionné face à trois écrans plats assurant un champ visuel de 180°. SHERPA dispose d'une architecture informatique distribuée, structurée autour d'un anneau en fibre optique reliant une quinzaine de stations de travail de type PC. Chaque "fonction" du simulateur est assurée par un ou plusieurs PC connecté(s) à l'anneau via une carte à mémoire réflexive. Les communications s'effectuent ainsi par partage de mémoire, ce qui permet de satisfaire aux contraintes "temps réel" de l'application. Les principales fonctions à assurer sont :
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| Architecture matérielle de SHERPA |
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| Cabine Peugeot 206 montée sur l'hexapode Rexroth Hydraudyne |
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| Salle de supervision des essais |
Outils pour la mise au point des "scénarios"
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L'environnement routier est entièrement paramétrable, la «base de données routière» étant éditée en fonction des besoins spécifiques de chaque expérimentation à l'aide du logiciel EVARISTE (commercialisé par la société OKTAL). Cet environnement peut représenter tous types de route (autoroute, route nationale, ou encore zone urbaine) organisés en réseau grâce à des échangeurs et carrefours. L'altimétrie est prise en compte. La majorité des expérimentations
fait appel à la notion de « scénario de trafic »,
scénario visant à placer le conducteur dans des conditions
les plus réalistes possibles en ce qui concerne ses interactions
avec les autres usagers. Généralement, le trafic est composé
de deux types de mobiles : des véhicules « libres »,
qui évoluent de manière autonome et destinés à
assurer un certain flux de véhicules, et des véhicules
sous contrôle, destinés à avoir des interactions
directes avec le véhicule sujet. Ils vont par exemple refuser
une priorité à droite, faire une « queue de poisson
», effectuer un freinage brusque intempestif, etc. Le trafic est
géré par un automate au moyen d'un ensemble de règles.
Si nécessaire, l'expérimentateur a la possibilité
d'agir de manière interactive sur les véhicules du trafic. |
Outils pour l'analyse du comportement des conducteurs
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Le simulateur permet d'archiver un grand nombre de données provenant du modèle dynamique ou encore des entrées/sorties cabine. Des capteurs supplémentaires sont néanmoins souvent nécessaires, pour permettre notamment des mesures "physiologiques" sur le conducteur. Une originalité du simulateur SHERPA provient de son système automatisé de recueil des mouvements oculaires (système SATMOS [SIMON et al., 1999]). L'oculomètre utilisé, un ASL 5000 (Applied Science Laboratories), se compose d'un casque pour la mesure des mouvements oculaires par la technique du « vecteur cornéen » et d'un système magnétique Ascension « Flock of Birds » pour la mesure des mouvements de tête. Un module de synchronisation, implanté dans un PC dédié connecté à l'anneau en fibre optique, permet une mise en correspondance de la mesure effectuée par l'oculomètre (à la fréquence fixe de 50 Hz) avec le défilement des images de synthèse (30 Hz en moyenne). A l'issue d'une séance de simulation, un rejeu est effectué, permettant d'identifier par des techniques de lancer de rayons les objets graphiques (véhicule du trafic, panneau, ...) ou les zones (paysage, chaussée, ...) regardés par le conducteur. Le rejeu fournit également la distance d'observation de ces objets ou zones, information quasiment inaccessible en conduite réelle. Des projets actuellement en cours nécessitent l'enregistrement d'indicateurs physiologiques : fréquence cardiaque du conducteur, AED (activité électrodermale), EMG (électromyographie), et EEG (électroencéphalographie). Toutes ces données sont enregistrées de manière parfaitement synchrone avec les données de la simulation. Au fil des projets, le laboratoire a développé un ensemble d'outils méthodologiques et logiciels permettant d'analyser conjointement l'ensemble des données recueillies, tant quantitatives (issues du simulateur et des capteurs périphériques) que qualitatives (obtenues à partir de l'examen des enregistrements vidéo, via les réponses à des questionnaires, etc.) |
SHERPA en quelques dates...
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Septembre 1997 |
Installation initiale à Valenciennes dans des locaux loués à la société Décathlon. Configuration initiale : cabine Citroën Xantia fixe, calculateur Silicon Graphics Onyx 1, vue avant sur 60°. |
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Octobre 1998 |
Déménagement sur le campus du Mont Houy, dans le bâtiment du C3T (Centre Technologique en Transports Terrestres). |
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Printemps 1999 |
Première campagne d'expérimentations : projet "vigilance" avec la Fondation MAIF et PSA Peugeot Citroën. |
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Février 2000 |
Passage à une architecture informatique distribuée, avec l'installation de l'anneau en fibre optique. |
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Décembre 2001 |
Evolution du visuel avec une vue avant sur 180° et une vue arrière unique (au moyen de 4 vidéoprojecteurs LCD Barco). |
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Juin 2002 |
Upgrade du calculateur graphique en Onyx 2. |
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Avril 2003 |
Installation de l'hexapode Hydraudyne. |
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Fin 2004 |
Préparation de la nouvelle cabine Peugeot 206. |
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Janvier 2005 |
Installation de la 206 sur l'hexapode et premiers essais avec le mouvement. |
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Décembre 2005 |
SHERPA "dynamique" est pleinement opérationnel... |
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Début 2006 |
Remplacement du calculateur Silicon Graphics par un cluster de 6 PC. Installation d'un nouveau dispositif de rétrovision (mini-écran LCD dans chaque rétroviseur). |
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Juin 2006 |
Premières expérimentations en dynamique. |
Financement de l'équipement...
| Fonds Européen de Développement Régional |
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| Région Nord Pas-de-Calais | |
| Fondation MAIF |