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[ITW] Thierry-Marie Guerra : «Un homme seul ne peut rien faire.»

Thierry-Marie Guerra, le Directeur du LAMIH UMR CNRS 8201, nous parle de sa vision de la recherche, les temps forts qui ont marqué sa carrière et les « gros coups » dont il est le plus fier. Découvrez sans plus tarder son interview !

BIO EXPRESS

1991 : PhD degree in automatic control from the UVHC
1999 : Habilitation for heading research (HDR)
2006 à 2009 : directeur adjoint
Directeur du LAMIH UMR CNRS 8201 depuis 2010
Et quand il n’est pas au labo : Editeur de revues internationales & Chair du comité technique : «Computational Intelligence in Control» mais aussi : fan de hard rock, joueur d’échecs, et amateur de bons vins.

[ITW] Thierry-Marie Guerra : «Un homme seul ne peut rien faire.»

L’Université : À quoi ressemble la journée type de directeur laboratoire ?
Thierry-Marie Guerra : Cela peut surprendre à première vue mais je fais beaucoup de représentation que ce soit au niveau académique, politique, industriel. Je représente le LAMIH UMR CNRS 8201 une à deux fois par semaine y compris à l’international. Il y a aussi beaucoup de partenariats à gérer.

Il faut savoir être diplomate et parfois savoir ne pas l’être !

Quelles sont selon vous les qualités que doit posséder un directeur de laboratoire ?
Il faut savoir être diplomate et parfois savoir ne pas l’être ! Un directeur doit faire passer l’intérêt de la structure avant son propre intérêt. Il faut penser à l’avenir, anticiper et avoir une vision du monde de la recherche à 360°.

Quels événements vous ont le plus marqué dans votre carrière ?
Mes deux premières années en tant que directeur au LAMIH ont été les plus dures. Il a fallu travailler très dur pour passer de FRE (Formation de recherche en évolution) à UMR (Unité mixte de recherche) CNRS. On n’y serait jamais arrivé sans le travail de tous. Aujourd’hui, je peux dire qu'une force de notre laboratoire c’est qu’il y a un sens de l’intérêt commun qui n’est pas présent partout ailleurs, au sein de notre labo l’intérêt collectif passe avant tout. Un homme seul ne peut rien faire.
Je suis également fier que nous ayons obtenu le Label Institut Carnot et que des projets comme INOPME Recherche aient pu voir le jour. C’est grâce au travail de Laurent Dubar (directeur adjoint) et de son équipe. Enfin, dans ma carrière, il y a eu aussi des « gros coups » comme par exemple le Laboratoire International Associé CNRS ROI-TLM et la Fédération de Recherche CNRS Transports Terrestres & Mobilité (FR TTM), ce ne seront pas les derniers, j’espère ! 

Je ne crois pas au grand dirigeant à vie. Dix ans c’est énorme !

Quels sont les prochains enjeux pour le LAMIH UMR CNRS 8201 ?
Depuis peu de temps nous avons quelques projets de start-up, la 3e est lancée et la 4e est dans les tuyaux… C’est quelque chose d’important et nous souhaitons encourager les jeunes qui ont monté des projets concrets en lien avec nos recherches.
Les transports terrestres et la mobilité sont des enjeux importants, j’en profite pour saluer le travail de Philippe Pudlo, responsable scientifique de PRIMOH, sur la thématique des Personnes à Mobilité Réduite. Il porte notamment le projet « chute des personnes » en partenariat notamment avec le Centre Hospitalier de Valenciennes, ce n’est que le début mais ce projet possède beaucoup de potentiel.
Nous avons également déposé dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir un projet de création d’école universitaire de recherche (EUR) avec l’Université de Lille, Centrale Lille et le CNRS, toujours dans la thématique du « transport et de la mobilité » nous sommes en attente de la réponse.

Quels sont vos projets ?
Fin 2019, je quitterai mes fonctions de directeur du LAMIH UMR CNRS 8201. Je ne crois pas au grand dirigeant à vie. Dix ans c’est énorme ! La nature aime le changement et la diversité. En revanche, je me vois bien enseignant-chercheur jusqu’à la fin de ma carrière : enseigner, faire de la recherche et voyager c’est ce qui me plait le plus.

Il faut être très combatif et extrêmement curieux

Quels conseils donneriez-vous à un doctorant ou à un enseignant-chercheur ?
Il faut être très combatif et extrêmement curieux : il faut aller voir ce qui se passe à l’extérieur, il faut mélanger les idées. Ne pas s’enfermer. Il ou elle doit sortir de son labo, aller à l’étranger car on est complémentaire, on apprend des autres.

Quel est votre devise ?
Comme disait Einstein : « Si nous savions ce que nous faisons, cela ne s’appellerait plus de la recherche, n’est-ce pas ? »

[Focus] Ecoles universitaires de recherche

Cette action a pour but d’offrir à chaque site universitaire la possibilité de renforcer l’impact et l’attractivité internationale de sa recherche et de ses formations dans un ou plusieurs domaine(s) scientifique(s), par la création d’une ou plusieurs écoles universitaires de recherche qui regrouperont des formations de master et de doctorat ainsi qu’un ou plusieurs laboratoires de recherche de haut niveau.
Il s’agit de financer en France le modèle reconnu internationalement des Graduate Schools, en veillant à ce que les projets associent pleinement les organismes de recherche, comportent une forte dimension internationale et entretiennent dans la mesure du possible des liens étroits avec les acteurs économiques.
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