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Hervé et Stéphane, on pense à vous

Témoignages du jeudi 24 juin

Témoignage d’ Agnès (Promo JORIS 2008)
Hervé Guesquière est l’un des professeurs  qui m’a le plus marqué pendant ma formation JORIS. Egal à sa réputation, il n’a pas été avare de conseils et de critiques, sur le fond et la forme des reportages que nous produisions. Je le respecte pour son exigence et sa passion pour le métier de journaliste, même si je n’étais pas forcément d’accord avec lui.
Quand je regardais les informations, les conflits au moyen orient me paraissaient lointains. Pourtant, lorsque j’ai vu la vidéo des otages et que j’ai reconnu l’un d’eux, quand j’ai lu dans le journal ce nom qui m’est familier : Hervé Guesquière, la situation m’a choquée et m’a parue bien réelle, bien concrète.
Je doute qu’écrire un mot puisse soulager un peu sa famille. En tous cas, je n’oublie pas Hervé Guesquière, je n’oublie pas Stephane Taponnier, et j’espère de tout cœur les voir revenir en France sains et saufs.

Témoignage de Lizzie (promo JORIS 2010)
Je n'ai pas beaucoup connu Hervé car malheureusement nous n'avons pas eu la chance de l'avoir en tant que professeur cette année. En effet, ses cours ont été annulés en raison de son enlèvement. Nous avons attendu jusqu'au dernier moment, espérant qu'il allait être libéré rapidement... En vain...
Même sans l'avoir vraiment connu, j'ai l'impression de le connaître un peu car sa réputation le précédait ici à l'université de Valenciennes. Journaliste passionné, intègre, consciencieux, exigeant avec lui même autant qu'avec les autres, il a été enlevé dans l'exercice de son métier. Un tel évènement ne peut qu'inquiéter de futurs journalistes comme nous, étudiants JORIS.
Hervé et Stéphane sont des journalistes confirmés qui n'ont certainement pas pris de risques inconsidérés et pourtant ils sont aujourd'hui otages.
Une situation que me laisse perplexe quant au rôle que doit avoir le journaliste aujourd'hui...
Comme disait la célèbre devise d'Albert Londres :  « Je demeure convaincu qu'un journaliste n'est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie », voilà ce qu'ont fait Hervé, Stéphane et leurs accompagnateurs afghans. Ils ont simplement fait leur métier.
Combien de temps devrons-nous encore attendre avant qu'ils soient libérés ?