Hervé et Stéphane, on pense à vous
Témoignages du jeudi 7 octobre
Témoignage de Macha (promo LP JORIS 2009)
Hervé Ghesquière est un professeur qu'on ne côtoie en licence professionnelle, que quelques semaines par an. Et c'est pourtant lui qui marque les esprits estudiantins de façon immédiate et irrémédiable. D'une part par son esprit critique à faire pâlir les meilleurs journalistes du PAF et d'autre part, par son investissement professionnel.
Personnellement je le craignais, et je le crains encore d'ailleurs, car sa rigueur, son soucis de professionnalisme et de perfection étaient les maîtres mot de son enseignement, et en tant qu'étudiant ô combien perfectible, il fallait être à une hauteur minimale, que dis je?! Maximale!
Je ne l'ai côtoyée que très peu, mais je le crois extrêmement fort pour mener cette épreuve de front, avec la force de caractère impressionnante qu'il nous a montrée et enseignée.
Être impuissant face au sort d'un être cher est une profonde injustice, mais quand cette injustice accable en plus des professionnels en plein exercice de leur fonction et de leur quête de vérité, c'est insupportable. J'ai une pensée particulière pour tous ses proches.
Je vois les jours s'accumuler, comptés et relayés par les journaux télévisés, les quotidiens, les manifestations de soutien, et déjà à mon échelle, je trouve le temps très long...trop long.
Témoignage de Marie (promo LP JORIS 2006)
Avant même de connaître le nom des deux journalistes pris en otage, j'avais le pressentiment que le "Hervé" était l'un de mes anciens profs. Lorsque France 3 a dévoilé l'identité des journalistes, je suis tombée sur ma chaise...
Entendre qu'un journaliste a été pris en otage procure toujours une drôle de sensation, une sensation malsaine et dérangeante. Je n'imagine même pas ce que l'on doit ressentir quand on est privé de sa liberté et, qui plus est, loin de ses proches. Mais quand il s’agit d'une personne que l'on connaît de près ou de loin c'est encore pire. Souvent dans la journée, je me demande si les otages vont bien, ce qu’ils peuvent bien faire au moment où je pense à eux et j'espère que le soir, en allumant la télévision la bonne nouvelle de leur libération va tomber.
Hervé nous a fait cours en 2005-2006. Il est vrai qu'on le redoutait un peu. Il avait tendance à nous mettre la pression mais nous savons tous aujourd'hui que c'était pour nous mettre dans les conditions réelles du métier. Si mes souvenirs sont bons, nous avions même eu droit à une interro surprise un matin. Il voulait vérifier que nous étions tous au courant des dernières actualités du jour ! Il savait nous mettre face à la réalité.
Il était toujours plein de bons conseils et savait nous dire quand nous faisions du bon travail. J'espère sincèrement que lui et les autres vont s'accrocher et nous revenir rapidement.
Mise à jour le 04 oct. 2010.


