Page facebook de l'UVHC Twitter de l'UVHC Linkedin de l'UVHC Instagram de l'UVHC PRO'fil : le réseau professionnel de l'Université
     

ContinuumCONTINUUM -3 / +3 : DEVENONS PARTENAIRES - CONSTRUISONS UNE RELATION PRIVILEGIEE

La notion de continuum Bac-3/Bac+3 est instaurée par la Loi du 22 Juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur. Comme son nom l’indique, le principe est d’assurer une continuité entre les trois années qui précèdent le baccalauréat et les trois années qui le suivent. Plus précisément, il s’agit de garantir par un ensemble d’initiatives la continuité des enseignements du supérieur par rapport à ceux du lycée, et d’affirmer la notion de spécialisation progressive des études dans le supérieur.
Le cadre du continuum Bac-3/Bac+3 est précisé par la circulaire n° 2013-0012  du 18 Juin 2013 qui « a pour objet de présenter les modalités de collaboration de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur dans la construction du continuum de formation articulant les trois années qui précèdent et les trois années qui suivent le baccalauréat ».

Trois grands thèmes structurent cette circulaire et indiquent les priorités ministérielles :
1. Le rôle, le fonctionnement et la composition de la commission académique des formations post-baccalauréat (CAFPB)

Cette commission aborde toutes les questions relatives au continuum entre l'enseignement scolaire et supérieur.
Il ressort que les formations qui participent le plus directement à cette articulation entre les deux niveaux d'enseignement sont la licence, le diplôme universitaire de technologie (DUT), les classes préparatoires aux grandes écoles, et le brevet de technicien supérieur (BTS). 
Pour en savoir plus…

2. Les dispositions pédagogiques permettant de renforcer le continuum de formation
Une orientation mieux construite
Une orientation active 
Une utilisation efficace du portail Admission Post-Bac
Une orientation progressive tout au long du cursus
Une réorientation choisie
La recherche d'une meilleure articulation des programmes
La rénovation des programmes de CPGE
La rénovation des programmes de DUT
La rénovation des programmes de BTS
Pour en savoir plus…

3. Les dispositifs d'aide à la réussite
Les dispositifs de personnalisation de l'enseignement scolaire
Les dispositifs d'aide dans l'enseignement supérieur

Pour en savoir plus…

L’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, qui avait déjà établi de longue date des relations solides avec de nombreux établissements du secondaire du Nord-Pas-de-Calais et qui était engagée dans diverses actions contribuant à renforcer ces liens a souhaité, dès la rentrée 2013, affecter une équipe à la gestion de ce Continuum et à la mise en œuvre des priorités mentionnées dans la circulaire.
L’équipe Continuum à l’UVHC

Ils évoquent le Continuum Bac-3/Bac+3
Comme le souligne Alain Boissinot, recteur de l’Académie de Versailles dans un entretien accordé aux Cahiers Pédagogiques :
« L’enjeu actuel est de récuser la fracture entre la terminale et l’enseignement supérieur, pour travailler sur un continuum : les lycées doivent mieux s’articuler avec l’enseignement supérieur, mais celui-ci doit également bouger, comme on le voit pour le plan « réussir en licence », qui oblige à travailler sur les modes d’encadrement des étudiants. L’objectif fondamental pour le lycée est celui de la construction d’un socle de poursuite d’études qui doit nécessairement se prolonger dans le premier cycle de l’enseignement supérieur. (…)
Quand Valérie Pécresse a mis en avant la notion d’orientation active pour aider les lycéens à mieux se représenter les poursuites d’études possibles, on a eu du mal à mettre cela en place, faute d’avoir mesuré à quel point la culture professionnelle de l’enseignant de lycée avait divergé depuis longtemps de celle de l’enseignant d’université. En clair, les professeurs à qui l’on dit qu’il faut donner des conseils à leurs élèves sur les poursuites d’études dans l’enseignement supérieur sont, pour la plupart d’entre eux, incapables de le faire tant ils le connaissent finalement très mal. L’enseignement supérieur a énormément bougé depuis dix ans, avec le passage au licence-master-doctorat (LMD) et maintenant avec l’autonomie des universités.

Une des clefs de réussite de la réforme du lycée réside (…) dans le contact avec l’enseignement supérieur. Il faut que les enseignants du secondaire prennent conscience de ce qui se passe dans la vraie science. L’enseignement traditionnel des sciences économiques et sociales est, par exemple, un objet incompréhensible pour les enseignants du supérieur. De la même manière, la conception qu’on a souvent de l’enseignement du français dans les lycées est à des années-lumière de ce qui se fait en lettres et en sciences humaines dans beaucoup d’universités. Ce décalage, il faut en sortir peu à peu, pour que les lycées se mettent en perspective de l’enseignement supérieur.
Il faut parvenir à ce que, dans l’imaginaire collectif des Français, le baccalauréat cesse d’être la ligne d’horizon. »