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Métiers de l’audiovisuel et du multimédia

Un peu d’histoire…

L’histoire de la filière a connu 3 grandes périodes.

La première court de la création de la filière en 1977 jusqu’à 1989.
Pendant toute cette période, le diplôme d’ossature était la licence des techniques audiovisuelles. Elle accueillait 30 étudiants pourvus d’un bac+2 scientifique. Une petite moitié des étudiants seulement poursuivait en MCAV, maîtrise de communication audiovisuelle. Il faut dire que cette maîtrise apportait peu de compétences professionnelles complémentaires, mais surtout des enseignements théoriques notamment en sémiologie et psychologie. Beaucoup d’heures étaient en outre consacrées à la pratique des outils, ce que les licences préféraient faire dans les entreprises et en étant payés pour cela : on les comprend ! La création d’un DESS en 85 n’a guère changé la donne étant donnée la confidentialité de ses recrutements d’alors. Ce fut la grande ère CARPENTIER, celle des origines et la genèse, celle de l’effervescence créative des débuts. Beaucoup d’enseignants scientifiques de l’institut désignaient les audios par le sobriquet « d’Idiots visuels » (ah : ah ! Voyez vous, il n’y a pas que les étudiants qui s’autorisent les surnoms !)

Septembre 1989 sonne l’entrée dans l’ère MERVIEL. Les BTS étant arrivés sur le marché et concurrençant fortement nos licences, notamment en se plaçant sur les mêmes indices salariaux, les licence et maîtrise sont remplacées par la MST, maîtrise des sciences et techniques avec suppression donc de la sortie diplômante à Bac+3. Deux années indissociables dans un format MST conduisent au doublement du nombre d’heures délivrées à ses 40 étudiants et permettent de renforcer les enseignements scientifiques et techniques (arrivée notoire du traitement de signal, de l’informatique et des techniques numériques) mais aussi les enseignements professionnalisants : pour la première fois des cours de montage, de fiction, de réalisation, d’éclairage, de documentaire font leur apparition.
Dans le même élan, le DESS prend une tournure managériale et s’oriente vers les compléments tertiaires nécessaires à tout décideur ou cadre. Les métiers de la production sont abordés pour la première fois. Le DESS nouvelle formule monte très vite en puissance, recrutant de très bons maîtrises de toutes origines et toutes formations. Boudé parfois par les MST, il réussit même l’exploit de maintenir le niveau de 30 étudiants annuels sur la base d’un recrutement exclusivement extérieur. Les magistères, titulaires à la fois d’une MST et d’un bac +5 DESS ou DEA, obtiennent la reconnaissance tacite d’un niveau ingénieur. Les audios prennent de l’assurance au sein de l’institut : certains les appellent « les Odieux Visuels ».

Une nouvelle ère a débuté en septembre 2002 avec la mise en place de la réforme LMD pour laquelle l’UVHC a été retenue comme site pilote avec les universités de Lille et d’Artois. Depuis cette date, la mutation est profonde : « école » dans le sens où DREAM recrute désormais dès le Bac mais favorisant une philosophie de « parcours individualisés » car acceptant des candidatures à chaque niveau (on peut y rentrer à bac, bac+1, bac+2, bac+3, bac+4 et même bac+5 : vous imaginez les jurys !), prônant la diversité des admissions mais aussi celle des sorties et des spécialités : niveaux bac +3, 5 et 8, tous professionnalisants. A l’avenir, il n’y aura plus deux « audios » qui se ressembleront. Nous ne sommes pas au bout de cette réforme : il s’agit de développer encore les échanges internationaux, d’augmenter surtout la lisibilité de ce nouveau système notamment envers nos partenaires industriels. Par ailleurs, les premiers diplômés niveau 5 ayant suivi le parcours total sortiront en septembre 2007 (2010 pour le niveau 8) ! Mais si nous manquons terriblement de recul et pour quelques années encore, au moins pouvons-nous dire : ça tourne, et c’est déjà une forme d’exploit ! DREAM n’est plus marqué au sceau de la personnalité d’un « patron » tout puissant, car sa complexité nécessite un travail d’équipe et la coordination de nombreux collaborateurs. Voici venue l’ère DREAM-team (même si l’invention du nom a quelque peu précédé la mutation organisationnelle). Les « Audios » sont devenus les DREAMERS. Mais qu’on se rassure, l’habitude est tenace, encore partout et toujours on dit et on dira les « Audios » ! Et par-delà les diplômes qui se transforment, restent et resteront « les valenciennois ».