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Productions scientifiques

Axe 1 - ITIS - Innovation, Territoires et Inclusion Sociale

Parmi les conditions favorables à l’intégration des dispositifs de gestion dans les organisations, l’accompagnement du dirigeant revêt une place considérable, notamment dans le cadre du développement de petites organisations, qu’il s’agisse de TPE ou de structures associatives.

Dans ce cadre, une étude est actuellement en cours avec Mme Anne-Fabienne Dubroeuq sur la méthodologie d’intégration de dispositifs de gestion prévisionnelle des compétences dans des associations porteuses de chantiers d’insertion du secteur valenciennois.

Il s’agit d’interroger le schéma d’intervention utilisé par une Maison de l’Emploi. L’objectif opérationnel de notre article est de mettre en lumière la pertinence d’aborder la thématique GPEC dans le champ des ACI, illustration du phénomène de rationalisation technico-économique à l’œuvre dans le secteur de l’IAE (Jean-Robert Alcaras, Patrick Gianfaldoni et Nadine Richez-Battesti (2009), Les relations entre les banques coopératives et les organisations de l’économie sociale et solidaire: proximités et partenariats, Revue internationale de l’Economie sociale, n°311) sous le prisme de la conduite du changement. Cette démarche permet de prendre en compte le jeu complexe des contraintes qui constituent le cadre d’action des ACI se professionnalisant ainsi que les conditions d’appropriation de la démarche par les différentes parties prenantes. Au-delà, l’objectif heuristique est d’évaluer comment se construisent des structures hybrides  et de s'interroger sur l'appareillage théorique pertinent, disponible ou à amender,  pour rendre compte de ces hybridations. Cet article s’inscrit dans un programme qui aura comme déclinaison future l’accompagnement des structures de l’insertion par l’activité économique dans la mise en place d’une nouvelle convention collective.

De même, l’accompagnement des entreprises nouvellement créées peut s’opérer à travers des associations de dirigeants géographiquement proches. Les différentes formes de concentration spatiale d’organisations telles que les districts industriels, les Technopôles, les Pôles de compétitivité, les systèmes productifs locaux font l’objet aujourd’hui d’une abondante littérature dans diverses disciplines (économie industrielle, géographie économique, sociologie industrielle, sciences de gestion). Les problématiques étudiées sont diverses : analyse des processus de diffusion des innovations, construction commune de savoirs techniques, management et GRH, gouvernance … Voir revue de littérature.

  1. Un constat : les parcs d’activité qui regroupent des entreprises relevant de secteurs d’activité différents n’ont fait l’objet d’aucune attention particulière, à la différence des clusters, des pôles de compétitivité.

  2. Souvent, ces parcs d’activité sont créés à l’initiative des institutions politiques territoriales qui cherchent à insuffler localement une dynamique économique. Il en résulte, pour les entreprises, une proximité spatiale, qui à elle seule est insuffisante à créer des relations entre les dirigeants (Grossetti, 2004). L’association est un levier de densification des relations entre organisations. Des études empiriques montrent que les échanges entre organisations sont sous-tendus par des réseaux sociaux interindividuels (Grossetti, 2004). Quelles sont les motivations  des responsables des responsables à créer une association.

  3. Quels sont les objectifs des dirigeants de l’association ? Les actions menées ou en projet sont orientées vers la recherche d’une efficacité économique pour les membres mais d’autres sont guidées vers la volonté de tisser des relations avec les acteurs de l’environnement proche du parc d’activité : Parc Naturel Régional, Universités, Collectivités territoriales.

  4. Quel sens les membres donnent-ils à la participation à l’association et aux actions communes menées ? Est-ce-que les objectifs des dirigeants de l’association sont partagés par les membres ? Est-ce-un besoin pour les membres d’accompagnement collectif. Pourquoi ? Notion d’isolement du chef d’entreprise. Paul (2004) énonce que, dans l’accompagnement, l’idée de cheminement prévaut sur celle de but à atteindre (P. 97). Est-on dans une démarche de construction de compétences collectives ? Peut-on identifier un processus de co-construction de solutions pour une meilleure appropriation par les organisations des logiques de gestion mises  en place ?

  5. Quels sont les facteurs clés de succès ? Comment définit-on le succès d’un groupement tel qu’Ecoparc (terrain de recherche sur la zone économique de Sars et Rosières dans le valenciennois) ? : nombre de membres, réalisation d’actions communes (Lien avec le mode de gouvernance, la prise de décision, la nature des projets,  Comment les actions communes sont-elles définies ?). 

Cette recherche se fait en collaboration avec Sylvie Scoyez.

 

Projet CORUS – ESS


COnnaissance et Reconnaissance de l’Economie Sociale et Solidaire. Légitimité processuelle des mesures de l’Utilité Sociale et environnementale de l’ESS

En tant qu’objet sociotechnique et objet politique, la mesure de l’utilité sociale, sa quantification, sont un enjeu contemporain pour les parties prenantes : usagers, financeurs, salariés, etc. et donc  un enjeu contemporain pour l’ESS qui s’entend dans ses interrelations avec l’ensemble de ces parties prenantes. Elle fait émerger des questions pour la recherche autant que pour les acteurs du champ. C’est donc bien la synergie entre ces questions et entre les acteurs qu’il faut ici réussir à appréhender.

 

  • Comme objet d’étude :

Comment appréhender l'utilité sociale et peut-on la définir, est-ce différent de la plus-value associative et comment en tenir compte dans la diversité des structures de l'ESS (associations, coopératives, SARL...) ? des bénéfices collectifs ?  d’autres manières de mesurer la richesse ? voire de l’intérêt général ?

  • Comme questionnement méthodologique :

Se pose la question méthodologique de réussir à isoler, sur les grandes thématiques de l’utilité sociale, la contribution nette de l’ESS. Se pose conjointement la question de la légitimité procédurale des mesures et des indicateurs d’utilité sociale et environnementale des associations.

C’est sur ces deux facettes que nous souhaitons réaliser cette recherche. Elle a d’évidents points communs avec le mouvement international autour de l’élaboration de nouveaux indicateurs dont le projet éthique  tient à la volonté d'expliciter des fins qui sont hors d’atteinte si l’on s'en remet seulement aux valeurs actuelles accordant une priorité à l’économie marchande et monétaire, ou encore avec la recommandation du Conseil économique, social et environnemental qui affirme que les citoyens doivent s’approprier cette question des indicateurs.

Le projet part du postulat partagé par les organismes susnommés que la participation des parties prenantes, ou de la société et la délibération politique sont des dispositifs très légitimes pour  « dire » ce que sont les contributions sociales ou les plus-values, et pour pondérer les critères d’évaluation qui leur correspondent.

Le projet CORUS-ESS a pour objectif de qualifier les processus permettant la connaissance et la reconnaissance de l’économie sociale et solidaire à travers son utilité sociale, ce qui est directement lié à la question de l’argumentation en sciences sociales, et dans la société. Trois objectifs sont à distinguer pour qualifier ces processus. Ces objectifs constitueront les étapes du projet de recherche « chercheurs-citoyens ».

- L’identification de l’utilité sociale des organisations de l’ESS demande en premier lieu de saisir comment les acteurs la caractérisent, comment ils prennent en charge, si et comment ils sont acteurs de la préservation des biens communs. Cela nécessite de récolter, par des enquêtes appropriées, l’appréciation des représentants des structures mais aussi plus largement de ses principales parties prenantes, chacune de ces catégories dans sa pluralité : les salariés, les usagers (destinataires de l’activité), les bénévoles...

- La valorisation de cette utilité sociale. Elle se fera par les outils classiques : en estimant les coûts monétaires évités, ou en attribuant une «valeur » monétaire aux externalités positives produites par l’ESS. Mais le projet vise également à mobiliser des indicateurs sociaux liés aux dimensions constitutives des initiatives d’ESS : contribution à la création d’emploi et à l’insertion, accessibilité au service, innovation sociale, impact sur le développement local, la citoyenneté.

- La reconnaissance de l’utilité sociale des organisations d’ESS par les parties prenantes externes à l’initiative au premier rang des quels il faut compter les pouvoirs publics mais aussi la société civile. Comment faire ? L’enjeu de reconnaissance de l’utilité sociale est de permettre à l’économie sociale et solidaire de faire admettre sa spécificité mais aussi d’obtenir les moyens de poursuivre ses objectifs. Se pose la question de l’élaboration de labels aux sens où ils seraient fixés par des tiers puis reconnus par la puissance publique, ou à celle de dispositifs type « systèmes participatifs d’utilité sociale ». Nous testerons plusieurs démarches (de l’administration de questionnaires à la concertation publique) qui visent à faire participer les parties prenantes pour la co-construction de cette reconnaissance. 

Trois terrains d’expérimentation ont été retenus : les circuits courts alimentaires, le logement et les circuits courts financiers solidaires.
Ce projet est soutenu par le Conseil régional Nord – Pas de Calais Direction de la Recherche, Enseignement Supérieur, Santé et Technologies de l'Information et de la Communication dans le cadre du programme Chercheurs Citoyens et par Lille Métropole Communauté Urbaine.

  • Ce projet associe trois partenaires :

- Association Acteurs pour l’Economie Solidaire du Nord pas de Calais (APES) : Véronique Branger, Gérard Dechy
- Université de Lille I, Clersé: Florence Jany-Catrice (coordinatrice), François-Xavier Devetter, Richard Sobel
- Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, Institut du Développement et de la Prospective : Laurent Gardin, Stéphane De La Rosa
- Contact pour l’IDP : Laurent Gardin.
 

De 2008 à 2012

 

ACL - Articles dans des revues internationales ou nationales avec comité de lecture répertoriées par l’AERES ou dans les bases de données internationales

Berger-Douce S. (2010), « La fabrique d’une stratégie collective entrepreneuriale orientée environnement : l’expérience d’un club de dirigeants des TIC », Revue Internationale PME, vol.23, n°3/4, 2010, pp.123-154.

Berger-Douce Sandrine (2010), « Gestion environnementale et certification : le cas de trois PME », Gestion : Revue internationale Gestion, vol.35, n°1, printemps 2010, pp.10-17

Berger-Douce Sandrine (2010), « L’engagement environnemental des PME familiales », Gestion 2000, vol.5, n°10, septembre-octobre 2010, pp.49-63. (AERES 2010)

Berger-Douce S. (2010), « Le rôle de l’accompagnement dans l’échec entrepreneurial », Revue Européenne des sciences sociales et du management, vol.8, novembre 2010, pp.65-90.

Gardin L., Nyssens N., Minguzzi P., (2010), « Les quasi-marchés dans l’aide à domicile : une mise en perspective européenne », Annals of Public and Cooperative Economics, Volume 81, issue 4, pp. 509-536

Berger-Douce S. (2011), « Le développement durable, un levier d’innovation pour les PME ? », Revue Française de Gestion, vol. 6, n°215, juin-juillet 2011, pp.147-166.

Berger-Douce S. (2011), « L’éthique, catalyseur d’une stratégie durable en PME ? », Humanisme et Entreprise, n°303, mai-juin-juillet 2011, pp.13-28

Bénicourt E., Jallais S. [2011], "L'essort de l'économie expérimentale", in Les Cahiers français, La pensée économique contemporaine, n° 363, pp. 46-50

Bode I., Gardin L., Nyssens N. (2011), « Quasi-marketisation in domiciliary care: Varied patterns, similar problems? », International Journal of Sociology and Social Policy, Volume 31, Issue 3/4, p. 222-235.

Alphonse-Tilloy I. et al.(2012), « Le dirigeant de PME et les acteurs de la formation professionnelle continue : entre distance et proximité. Une analyse de la mise en oeuvre de la Préparation Opérationnelle à l’emploi », article soumis à la revue Travail & Emploi dans le cadre d’un numéro spécial consacré au dirigeant de PME.

Alphonse-Tilloy I. et P.-Y. Verkindt (2012), « Variations autour de l’internormativite. De l’interaction des systèmes de normes à l’exigence d’interdisciplinarité », in Pezet E. et Sénéchal J.(dir), Internormativité et entreprise. Dialogie entre le droit et la gestion, ouvrage collectif soumis à la Revue Droit & Société pour un numéro spécial.

Loquet P. (2012), "Le bilan des clauses sociales en France", Contrat public juin 2012, en cours de parution

Loquet P. (2012), "Les clauses sociales: les conditions de la réussite"', Contrat public juin 2012, en cours de parution

Lafaye C., Berger-Douce S. (en cours d'évaluation : 2ème navette), « Veille stratégique en TPE : Proposition de la notion d’intelligence collective entrepreneuriale », Revue de l'Entrepreneuriat.

 

ASCL – Articles dans des revues sans comité de lecture

Gardin L., 2009, « L’économie solidaire est souvent pionnière », Revue du MAUSS permanente, 31 août [en ligne]. http://www.journaldumauss.net/spip.php article 536

Gardin L., 2010, « Les entreprises sociales », Revue du MAUSS permanente, 15 mars[en ligne]. http://www.journaldumauss.net/spip.php article 664

Rouault M-C. (2011), « Nouvelle réduction du champ de la faute disciplinaire du salarié protégé », en collaboration avec M. le Professeur F. Duquesne, Semaine Sociale Lamy, mars 2011, n° 1481

Bénicourt E. (2012), "L'approche par la capabilité d'Armatya Sen: un fondement théorique pour l'empowerment?", in Femmes et Autonomie, Université des Femmes, Bruxelles, janvier 2012

Alphonse-Tilloy I. et al. (2012), « Le dirigeant de PME et les acteurs de la formation professionnelle continue : entre distance et proximité. Une analyse de la mise en oeuvre de la Préparation Opérationnelle à l’emploi », Congrès de l’ISEOR, 5-6 juin, Congrès de l’AGRH, Nançy, 12-14 septembre et Congrès CIFPME, Brest, 24-26 octobre.

Berger-Douce S, Lafaye C. (2012), « Démarche de projet collaboratif et émergence d’une intelligence collective entrepreneuriale : une étude au sein d’un club de dirigeants de TPE », Colloque CIFPME, 24 au 26 octobre 2012, Brest

 

DO – Direction d’ouvrages

Bénicourt E. [2012], Amartya Sen, Collection Repères, ed. La Découverte, Paris (manuscrit à remettre en octobre 2012)

Mugnier-Renard (A.S.), Les droits des personnes handicapées. Bilan et perspectives, PUAM, 2012, ISBN : 978-2- 7314-0802-7, 176 p.

 

OS - Ouvrages scientifiques et chapitres d’ouvrages

S de La Rosa S. [2010], "L'encadrement communautaire et international de la responsabilité sociale de l'entreprise", in E. Mazuyer (dir.), Regards croisés sur le phénomène de la responsabilité sociale de l'entreprise, La Documentation française, coll. Monde européen et international, 2010, pp. 123-146.

Fraisse L., Gardin L., 2010, « Introduction et conclusion : L’action politique des organisations de l’économie sociale et solidaire: entre banalisation et contestation » dans Dacheux E., Goujon D., Réconcilier démocratie et économie : la dimension politique de l’entrepreneur en économie sociale et solidaire, Paris : Michel Houdiard Editeur, pp. 17-20 et pp. 47-50.

Gardin L., 2011, « Initiatives solidaires et droit social » dans Laville J.-L. (dir.), Economie solidaire, CNRS, coll. « Les Essentiels d'Hermès », pp. 37-50.

Gardin L., 2011, « Association » dans Gaillard C. et Navet G., (dir.) Dictionnaire Proudhon, Bruxelles : Editions Aden, pp. 42-47.

Gardin L., 2011, « Mutuellisme » dans Gaillard C. et Navet G., (dir.) Dictionnaire Proudhon, Bruxelles : Editions Aden, pp. 343-356.

S de La Rosa S. [2012], « Normes sociales internationales et européennes : des interactions en quête de modèle », in (dir). E. Dubout, S. Touzé, Les interactions entre normes européennes et internationales, Pedone, coll. Droit européen, 2012, pp. 263-289.

S de La Rosa S. [2012], « La transversalité de la solidarité dans les politiques matérielles de l’Union Européenne », in (dir.) C. Boutayeb, La solidarité en droit européen, Dalloz, coll. Thèmes et Commentaires, 2011, pp. 165-190.

Fraisse L., Gardin L., 2012, « Les associations au cœur d’un enchevêtrement de régulations ? » dans Petrella F. (dir.), dans Aide à domicile et services à la personne, Presses universitaires de Rennes, pp. 23- 44.

Gardin L., Laville J.-L., Nyssens M., 2012, Entreprise sociale et insertion, Une perspective internationale, Desclée de Brouwer, à paraître.

Lutun O. [2012], "L'insertion de la personne handicapée au sein de l'entreprise", in Mugnier-Renard

A.S. (dir.), Les droits des personnes handicapées: bilan et perspectives, PUAM, 2012, pp. 127-144.

 

PV - Publications de vulgarisation, fascicule de JurisClasseur

Loquet P. (2010), "Les clauses sociales dans les marchés publics", Alternatives économiques, hors série n° 44, mai 2010, L'insertion par l'activité économique, pp. 112-118

S de La Rosa S. [2012], Fascicule de JurisClasseur « Politique de cohésion économique, sociale et territoriale – Cadre juridique et organisation générale », JurisClasseur Europe Traité

Rouault M-C. [2012], Fascicules « Le département, Statut et organes », fasc. 120, Jurisclasseur administratif, 2009, - « Le département, Compétences et action économique», fasc. 121, Jurisclasseur administratif, 2009, mises à jour périodiques

Rouault M-C. [2012], Fascicule « La région, Statut et organes », fasc. 118, Jurisclasseur administratif, 2010 ; Fascicule « Compétences », à paraître en 2012