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Reprise, succession, transmission des PME : Une 6ème Journée franco-québécoise de recherche

L’IAE de Valenciennes recevra ce vendredi 20 juin, de 8h30 à 17h, la 6ème journée franco-québécoise aux Tertiales. Cette année, le thème traité sera celui de la reprise des PME car les cédants n’anticipant pas (ou pas assez) la transmission de leur entreprise, leur pérennité est mise en péril. En effet, on compte aujourd’hui que plus d’une transmission de PME sur cinq échoue avant six ans. Il devient d’autant plus important d’étudier ce problème qu’en raison du vieillissement de la population, de très nombreuses entreprises vont changer de mains dans les 15 ans, mettant en jeu plus de 300 000 emplois chaque année.

Plusieurs représentants d’universités françaises ou québécoises, ainsi que des repreneurs et des cédants, aborderont lors de cette journée divers sujets comme les aspects financiers et fiscaux de la transmission, la pénurie de repreneurs compétents, ou encore les atouts de la reprise familiale. Car là encore, un problème se pose : alors que les experts évaluent un risque quasi-nul dans le cas de reprises familiales, de moins en moins d’entreprises restent aux mains d’une même famille. Quant aux repreneurs, ils sont en moyenne plus jeunes, avec des apports personnels plus faibles dans les montages financiers. Et outre les risques liés aux facteurs financiers, il y a des risques liés aux circonstances qui entourent l’opération de transmission (comme le management des compétences par exemple). En bref, qu’il s’agisse d’une transmission familiale, d’un rachat, ou d’une fusion, la reprise d’entreprise est une opération dangereuse qu’il faut effectuer avec prudence.

« Dans plusieurs cas, des entreprises sont menacées d’être vendues, fermées ou relocalisées parce qu’il n’y a pas de relève », explique Claude Béchard, ministre du Gouvernement du Québec. Or, au Québec, il y aurait 70 000 chefs d’entreprise de 50 ans et plus qui prendraient leur retraite d’ici cinq ans. Une société gouvernementale québécoise, Investissement Québec, a donc mis en place un programme « Relève PME » qui vise à inciter financièrement les membres d’une famille ou des employés à acquérir une entreprise des mains de son propriétaire. En parant ainsi les problèmes financiers, Investissement Québec favorise la pérennité de ses entreprises.

Renseignements : Sandrine Douce - sandrine.berger-douce [at] univ-valenciennes.fr