A l'université, Chinois et Français réduisent des matériaux avancés
Depuis deux ans des équipes de chercheurs de l'université de Valenciennes, de l'East China Normale University (ECNU) et de l'Institut de céramique de Shangaï (académie des sciences) travaillent à la miniaturisation de matériaux avancés (nouveaux, intelligents) qui seront utilisés dans les télécommunications, la domotique, le génie biomédical, le textile intelligent et le transport ferroviaire où, par exemple, elle favorisera la récupération énergétique, l'intégration de capteurs pour évaluer l'état des rails, l'état de santé des cabines,...
Pour faire le point à mi-parcours sur ce programme, les chercheurs de l'IEMN (Institut électronique, microélectronique et nanotechnologies)de l'université de Valenciennes, que dirige le professeur Assad, viennent d'organiser un colloque de deux jours qui a rassemblé, outre les partenaires chinois, des scientifiques des universités de Lille, Bordeaux, Nantes, La Rochelle et de l'Insa de Lyon mais également des chercheurs de l'université de Mons. À l'issue de ces journées, organisées par le professeur Rémiens, les partenaires ont signé une convention qui prévoit notamment la création d'un laboratoire international de recherche franco-chinois, soutenu par le CNRS. Un échange d'étudiants en master entre l'ECNU et l'UVHC a également eu lieu.
« Deux raisons expliquent ce rapprochement franco-chinois, indique Denis Rémiens. Tout d'abord, Valenciennes possède une expertise sur les matériaux multi-fonctions avec notamment une approche adaptée à l'intégration dans les circuits électroniques ce qui permet des productions de masse c'est à dire à bas coût. Puis, l'IEMN dispose d'outils de simulation et d'équipements technologiques lourds et spécifiques à la réalisation de composants dédiés aux micro technologies que n'ont pas les deux partenaires ».
