Visions numériques

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Axe 2 : Médias et Emotions

Acronyme : MédEm

Coordinateurs :
- J. Naveteur (PERCOTEC-LAMIH)
- S. Leleu-Merviel (LSC/DeVisU)

Laboratoires concernés :
- [ IEMN DOAE ]
- [ LAMIH ]
- [ LSC/DeVisU ]

A l’heure de l’émergence de la Télévision Mobile Personnelle et de la diffusion généralisée des contenus sur terminal mobile, il s’agit de contribuer à la conception de nouvelles applications audiovisuelles interactives, intégrant explicitement l’émotion comme facteur prépondérant de l’appropriation, et visant l’adaptation de l’application en fonction de critères touchant à la subjectivité et centrés sur l’utilisateur.

La réaction à un contenu audio-visuel est un processus complexe impliquant le contenu lui-même, le support de diffusion, l’environnement dans lequel la diffusion s’effectue (ex : individuel/collectif) ainsi que des paramètres liés au consommateur (facteurs d’état ou de trait). L’évolution actuelle des terminaux de diffusion de contenu (qui vont de la salle de cinéma, au téléphone portable) fait qu’il devient de plus en plus nécessaire d’adapter le contenu diffusé à l’environnement du support de diffusion (par exemple, un film regardé sur un téléphone dans le métro ne sera ni perçu ni reçu de la même manière que dans une salle de cinéma).

Plusieurs travaux, liés à l’adaptation de services destinés à s’exécuter sur des terminaux très hétérogènes (ces services sont appelés des services ubiquitaires) ont déjà été menés, aussi bien à l’UVHC, qu’au niveau national et international. L’adaptation s’effectue alors en fonction de contraintes « techniques » liées aux caractéristiques des terminaux, comme la taille d’affichage, à la qualité de la bande passante de réception, ou bien la qualité de restitution de la bande son. Nous proposons dans le cadre de MédEm d’étendre cette adaptation des contenus audiovisuels à la dimension émotionnelle, en s’efforçant de maintenir le plus possible ce que le réalisateur a voulu faire ressentir au spectateur. Or, une adaptation ne peut (et ne doit) être effectuée que si l’on est capable d’évaluer le gain qu’elle apportera et si ces gains sont supérieurs aux coûts occasionnés par sa conception et sa mise en oeuvre, car toute adaptation a un coût. De manière à mener au mieux cette adaptation, il est donc important au préalable de pouvoir quantifier et exprimer ce que le spectateur va ressentir à la diffusion de l’œuvre.

Pour tenter de cerner ces questions, le projet est divisé en trois niveaux d’intervention :
1 - Constituer une métrique des critères émotionnels basée sur une banque d’images dynamiques
2 - Evaluer des scénarios à l’aide de cette métrique (définition du niveau de qualité)
3 - Définir des méthodes d’adaptation des patterns en fonction du résultat attendu (approche ingénierie de la conception)

Dimension émotionnelle
Un des objectifs est de réaliser une plateforme capable d’adapter dynamiquement le contenu diffusé, de manière à offrir un ressenti émotionnel équivalent, quel que soit le mode de diffusion choisi. En revanche, la complexité et l’importance des relations interindividuelles tant dans la genèse que dans le contrôle des émotions est telle que la diversité des contextes de diffusion n’est pas prise en compte ici comme un facteur à maîtriser pour assurer une homogénéité trans-situationnelle. Il serait également utopique de rechercher une trop grande homogénéité interindividuelle du ressenti mais certaines caractéristiques de la personne qui regarde l’œuvre doivent nécessairement être évaluées pour expliquer l’impact du produit. En rapport au contexte et au spectateur, l’adaptation est ici à prendre en compte de façon circonscrite ou dans une optique de recherches d’interactions.